CQI 619/15.06.2018

Allez savoir pourquoi ce matin j’entends à la radio « les gens m’appellent l’idole des jeunes il y en a même qui m’envient« … Et je me suis dit que l’idole était dans l’âtre, les jeunes avaient dû bien vieillir et qu’il y en avait même encore en vie. Vous savez ce que c’est j’ai marché (seul en plus) avec cet air dans la tête. Il n’y avait qu’une manière de m’en sortir, c’était de foncer sur ce titre envoyé par le dernier pote qui pogote encore après plus de trente ans de pratique, un truc improbable, les Cosmic Psychos, au titre qui me plait bien, The man who drank too much, (non, je ne vois pas où est le message). Voilà, la tête se nettoie et je peux de nouveau écouter le dernier disque de Stéphan Oliva. C’était un peu comme prendre une bonne douche après une taulée infligée au squash par le même pogoteur…

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CQI 618/08.06.2018

Réveil dans la nuit… L’espèce nocturne adolescente débarque chez le vieil homo quipionce : une rivale est entrée par le velux. Je m’extirpe du lit, on me parle d’un oiseau à cette heure c’est louche. Évidemment c’est une chauve-souris, sans doute échappée de la ruine de la rue devant laquelle s’arrêtent les passants chaque jour. La bestiole tournoie affolée dans l’appartement, rien à faire pour qu’elle sorte. Parfois elle se cache dans la nuit, un coup de lumière et le vol est reparti. Rien à faire elle décuple d’énergie et passe au-dessus de nos têtes en évitant soigneusement les fenêtres grandes ouvertes. Et puis subitement elle remonte à l’étage. Nous la suivons à pas feutrés. Là-haut tout est calme. On a beau chercher impossible de la retrouver, alors que tout est fermé. Je me demande à qui elle me fait penser, celle-ci, à venir foutre ainsi le bordel et disparaître ensuite comme si de rien n’était…

CQI 617/29.05.2018

Comment je disais ? Ah oui, le temps ne s’est pas laissé prendre… Souvent je m’étonne en voyant la date de tel événement, et surtout en comptant le nombre d’années qui m’en sépare… Comme si les années devenaient des mois. Je pense déjà à tout ce que j’aurais pu faire et que je n’ai pas fait. Je regarde les journées en culpabilisant parfois de ne rien faire, ce qui pourtant peut être un plaisir. Ne rien faire, en plus, ce peut être tant de choses différentes. Mais quand même, en ces temps plutôt déprimants, il faudrait avant tout retrouver l’humour et le rire, que je sens effrités. C’est quand même ce qui nous maintient.

CQI 616/19.05.2018

Deux jeunes femmes assises près de moi dans le métro. Les transports, pour ça… Mais là j’ai comme l’impression de changer d’époque… L’une parle de la semaine de retraite qu’elle a passé il n’y a pas longtemps. Au moment où je capte ses mots elle en est à parler de sieste… Elle raconte que la « sœur » (je ne suis plus sûr) l’a autorisée à en faire car elle avait l’habitude et qu’il n’y avait pas de raison. Pus j’apprends que les activités principales étaient bien sûr les messes, mais aussi des marches, et que personne ne parlait, ou très peu. Et que cela l’avait ressourcée, lui avait redonné une énergie perdue. L’autre écoute, attentive, se disant qu’elle aurait bien besoin d’un tel ressourcement elle aussi. La réponse ne tarde pas : « ce week-end c’est Pentecôte viens recevoir l’Esprit Saint ! » Bon sang mais c’est bien sûr ! C’est donc si simple ? Alors je m’amuse, recevoir l’esprit sain ? Revoir les p’tits seins ? Mon esprit, ainsi, divague, grâce à dieu…

CQI 615/18.05.2018

Le mois de mai est celui des contradictions, de la naissance et de la mort, du chaud et du froid. Cela doit venir de son nom, oui, mai… Les vêtements légers me portent davantage que les longs manteaux. La marche perdue dans la facilité d’un transport en commun ressurgira-t-elle ? Les habitudes s’accrochent si vite. L’envie de fuir à la campagne me prend parfois, mais pour un éphémère séjour, comme un ressourcement (si je n’étais pas si citadin). Les havres de paix se font rares, les moments de silence aussi.

Le moi de mais n’a pas fini de m’interroger.