CQI 595/29.01.2017

Pentagon papers, le dernier Spielberg, au-delà d’une nouvel épisode de l’histoire américaine traitée par le cinéma, finit quand même sur cette affirmation de la Cour Suprême : « la presse existe pour les gouvernés, pas pour les gouvernants« … Quarante ans plus tard, alors que, à part dans quelques médias, ce sont des « lanceurs d’alerte » et plus des « journalistes » qui sortent les affaires, et qui sont tous poursuivis, cette maxime paraît bien d’un autre temps. Souvenons-nous aussi du calvaire vécu par Denis Robert. Cela dit les frontières vacillent quand François Ruffin, journaliste, devient député, cheval de Troie qui, sans donner de victoire, vient un peu gripper cette machinerie honteuse…

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CQI 594/24.01.2017

Cela s’appelle la « Nuit de l’orientation »… Il s’agit pour des jeunes dès 15 ans de pouvoir rencontrer des professionnels pour envisager leur avenir. Mais il y a aussi au milieu de tout cela des « animations et jeux ». Et parmi eux la possibilité de « tester la réalité virtuelle ». Je ne l’ai pas fait moi-même mais voici de quoi il s’agit. Il faut mettre des lunettes et se plonger donc dans un univers totalement imaginaire. Le parcours (qui fait déjà penser à l’horrible Parcoursup) vous fait prendre un ascenseur (monter aux étages supérieurs…) pour arriver sur le toit d’un immeuble. Et de là il s’agit tout simplement ensuite de marcher, d’être en marche,  jusqu’au bord du vide et de… tomber (dans l’espace, le vrai, vous êtes sur une petite poutre posée sur le sol). Ainsi la Nuit de l’orientation qui désoriente d’abord le cerveau en lui donnant des informations erronées, ne promet finalement aux jeunes qu’une chute vertigineuse. Le message a le mérite d’être clair.

CQI 593/23.01.2017

Toujours cette circulation des souvenirs qui me fascine. Chaque jour ajoute son lot d’images qui surgissent, échangent, révèlent, disparaissent et reviennent. Entre ce que je vois chaque instant simplement en regardant autour de moi, un film vu ici ou là, des œuvres d’art qui me parlent, et toute cette mémoire que je crois sentir s’accumuler mais qui trahit aussi nombre d’oublis. Persister à faire perdurer. Voilà où mène cette danse, vestige d’une histoire sans cesse recomposée. Les souvenirs guinchent et grincent parfois.

CQI 592/19.01.2017

Revient souvent cette peur d’avoir « tout perdu », là, face à cet écran qui semble s’obstiner à tout dissimuler. Le mot sauvegarder reprend de la valeur, quand il se perdait auparavant dans cette soif de nouveautés qui prônait presque l’oubli. Les tentatives pour organiser non plus sa pensée mais seulement ses dossiers devient un casse tête encore plus difficile que celui contre lequel nous butions en tentant d’ordonner nos idées. Alors les drôles d’impressions se succèdent, au cas où, encrées dans notre paysage quotidien.

CQI 591/15.01.2017

Le sport quand il est rare semble révéler de nouveaux muscles. Ça donne l’impression de créer même en courant. Parfois les jambes lâchent, le souffle ne va plus de soi. Il n’y a dès lors plus que l’envie pour pousser plus loin cette dépense physique,  et les courbatures du lendemain en sont le doux souvenir. La joie de dormir comme un bébé vient compléter cette panoplie oubliée. Même si, comme cela a surgi dans une discussion, les bébés ne dorment pas si bien que cela. Sans doute se réfère-t-on ici au sommeil de plomb qui ne peut être perturbé par aucun bruit, que rien ne peut empêcher quand la fatigue est là, quand il doit avoir lieu. Et l’on regarde souvent les visages des bébés endormis. Beaucoup moins des vieux qui sommeillent…