CQI 525/19.04.2017/7h30-7h45

Va-t-on vraiment se laisser faire par la manipulation médiatique ? Un certain acharnement à vouloir tuer Mélenchon par sa soi-disant douteuse politique étrangère… Sur le Vénézuela, la Russie etc. Mais sait-on de quoi on parle ? Qui connait par exemple l’Alba ? Il suffit de regarder par là (c’est très court…) pour comprendre et surtout arrêter d’écouter n’importe qui dire n’importe quoi. Rappelez-vous les Nouveaux chiens de garde ! La très grande majorité des médias n’est pas du tout du côté de ceux qui veulent changer l’infâme système libéral actuel. On le sait ! Pourquoi se voiler la face ? Pourquoi encore accorder du crédit à ces gens-là ? Mélenchon a dû passer une partie de son meeting de Toulouse à se défendre, a-t-on vu Macron attaqué sur ces questions, et pourquoi personne ne parle non plus du financement de sa campagne, par exemple, et de son patrimoine, hormis Mediapart ? Petite citation de Macron : « Dans le football, dans le rugby, dans les sciences, dans le monde de la finance, dans l’entreprise, il faut des gens exceptionnels. Il ne faut pas que ça, que chacun ait sa place, mais il faut des gens formidablement talentueux. Donc il faut aimer le succès. Si l’on n’aime pas le succès, les gens à succès vont le chercher ailleurs. Et ça n’est pas bon pour votre économie. » On va avoir « ça » comme président ? Vous rigolez non ?

 

 

 

 

CQI 395/27.06.2016/6h46-7h01

Quelle tristesse ce matin, entre le vote en faveur de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et les résultats des législatives en Espagne. Que faut-il donc faire pour qu’une réelle prise de conscience ait lieu ? J’ai beaucoup aimé cette phrase de Max Frisch citée par Edwy Plenel dans son plaidoyer pour défendre le droit de manifester devenu un devoir  : « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. » Tout est dit et j’ai du mal à voir d’un bon œil les années à venir… J’ai dû parler ici de l’importance des rencontres dans la vie de chacun de nous. Qui font que notre parcours prend tel ou tel chemin. En regardant de plus près la conscience politique ne s’intègre pas forcément dans ce processus, aussi étrange que cela puisse paraître, et même quand pourtant une amitié se forge sur une relation intellectuelle. Jusqu’à parfois devenir un sujet tabou, comme cela pouvait l’être autrefois dans les cercles familiaux au sein desquels les membres ne sont pas choisis et peuvent donc avoir des orientations très éloignées. A force de se désintéresser de la politique nous en sommes là, à ne plus en parler, à être fatalistes, mous il faut bien le dire. Faudra-t-il attendre de tous finir à poil et même sans pantoufles pour enfin réagir collectivement ?

CQI 374/03.05.2016/4h54-5h09

C’est un peu comme un piège, à chaque fois qu’une sorte de généralité est énoncée. N’étant pas sociologue et d’ailleurs ayant souvent du mal avec la sociologie, écrire comme je l’ai fait hier ne pouvait conduire qu’à être retoqué sur le lieu-même où je pouvais émettre certains doutes quant à la profondeur des choses, de la pensée notamment. Quelque part je l’avais bien cherché. L’ironie a voulu qu’hier soir une discussion un peu animée avec l’adolescent qui m’est le plus proche m’ait valu d’entendre cette réflexion : « tu sais, j’en ai discuté avec plein d’ados, nous sommes tous d’accord, quand les parents nous demandent de faire quelque chose nous faisons systématiquement le contraire« … Cette conscience de la provocation m’a fait dire qu’effectivement le monde allait peut-être bouger. Même si cela m’a aussi rappelé cette vieille théorie selon laquelle un syndicaliste s’oppose systématiquement à tout changement. Pas ce qu’il y a de moins réactionnaire comme pensée. La difficulté est sans doute de trouver le positionnement le plus juste. L’appel des 100 illustre lui aussi cette problématique, jugé honteux par certains parce qu’il ne fait aucune référence aux Nuits debout ou parce que certains signataires sont socialistes, ou encore car d’autres se sont engagés dans ce processus sans l’aval du parti auquel ils appartiennent… Tué dans l’œuf ? Pourtant ce n’est pour l’instant qu’un appel, aucune des « mesures d’urgences » envisagées n’est explicitée et aucun débat prévu concrètement. Certains noms attirent quand même le regard et laissent espérer une suite qui ne soit pas creuse. Reste que pour faire son trou, il faut creuser… Allez, moi je vais faire l’autruche un moment, au moins jusqu’à demain…

CQI 349/03.03.2016/6h18-6h33

En voyant le nombre de signatures de cette devenue fameuse et historique pétition, je me demande parmi ceux que je connais qui a signé et si ce qui ne constitue qu’un engagement a minima reste malgré tout quelque chose de délicat. Et surtout pourquoi… Alors que tout le monde s’accorde à dire que ce gouvernement est indigne, enfin ceux d’une sensibilité et d’une pensée de gauche — qui existent évidemment, en-dehors des partis, la confusion est toujours agaçante — qu’est-ce qui peut en retenir certains de seulement en quelques clics montrer son opposition à un projet — il y en a d’autres qui mériteraient la même réaction, ce qui se passe à Calais par exemple ou le récent amendement qui voulait exonérer les pollueurs et qui vient d’être retiré… — aussi révoltant ? Et combien se décideront à aller dans la rue mercredi pour enfin stopper la dérive droitière de gens — oui, juste des gens, rien de plus — qui n’arrivent même plus à répondre clairement à la question « êtes-vous encore de gauche ?« , cela, certes, avec une certaine logique… ? Je pense souvent aussi à des collègues jamais en grève, je m’interroge sur ce qui les motive politiquement, quand un acte aussi facile que celui d’aller dans la rue ils ne le connaitront pas de leur vie… Cela revient à se demander comment nous vivons quand nous laissons faire la politique et les politiques sans nous. Et jusqu’où nous supportons l’insupportable. Mais peut-être que c’est la même paralysie qui se retrouve justement dans le monde du travail, ou dans certains couples ou dans la société plus généralement — encore effaré par cette étude sortie sur la culture du viol en France… — que pourtant chacun de nous construit et contribue donc à changer… Ou pas.