CQI 592/19.01.2017

Revient souvent cette peur d’avoir « tout perdu », là, face à cet écran qui semble s’obstiner à tout dissimuler. Le mot sauvegarder reprend de la valeur, quand il se perdait auparavant dans cette soif de nouveautés qui prônait presque l’oubli. Les tentatives pour organiser non plus sa pensée mais seulement ses dossiers devient un casse tête encore plus difficile que celui contre lequel nous butions en tentant d’ordonner nos idées. Alors les drôles d’impressions se succèdent, au cas où, encrées dans notre paysage quotidien.

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CQI 591/15.01.2017

Le sport quand il est rare semble révéler de nouveaux muscles. Ça donne l’impression de créer même en courant. Parfois les jambes lâchent, le souffle ne va plus de soi. Il n’y a dès lors plus que l’envie pour pousser plus loin cette dépense physique,  et les courbatures du lendemain en sont le doux souvenir. La joie de dormir comme un bébé vient compléter cette panoplie oubliée. Même si, comme cela a surgi dans une discussion, les bébés ne dorment pas si bien que cela. Sans doute se réfère-t-on ici au sommeil de plomb qui ne peut être perturbé par aucun bruit, que rien ne peut empêcher quand la fatigue est là, quand il doit avoir lieu. Et l’on regarde souvent les visages des bébés endormis. Beaucoup moins des vieux qui sommeillent…

Un concert magique à l’Amphi de l’Opéra

sans-titreIl existe donc encore des moments uniques. Qui seront impossibles à revivre… Alors que le web s’efforce de vouloir tout offrir, là son existence n’est même plus envisagée. Quatre musiciens sont là, Roberto Negro, Théo Ceccaldi, Vincent Courtois et Julian Sartorius. C’est la toute première fois qu’ils font un concert ensemble. Dans la première partie Roberto Negro et Théo Ceccaldi nous ont offert leur Danse de salon déjà bien rôdée, aux surprises incessantes. Un morceau unique qui s’étend dans la longueur mais ne lasse jamais.

Les quatre en scène maintenant vont s’élancer dans une musique faite d’écoutes mutuelles et de rebondissements incessants. Là encore tout s’enchaîne sans interruption et c’est ce qui fait aussi la force de ce moment. Les instruments semblent découvrir de nouvelles sonorités, comme celle de la flûte pour le violoncelle. Les corps bougent, vivent la musique, et sur les visages se lit ce plaisir de jouer ensemble, et de communiquer. Une osmose, c’est cela. La magie est là, l’émotion à son maximum. Des larmes coulent à côté de moi… Une voix réclame que nous improvisions nous aussi, après cela c’est osé mais voilà, ils donnent tellement d’envie, tellement d’énergie.

Après le concert Théo Ceccaldi « avouera » avoir écrit une partie de ce qui a été joué dans le train du matin qui le menait à Lyon…

 

 

CQI 590/10.01.2017

Parfois des mots ou des images trottent en tête sans qu’on sache trop pourquoi ni qu’il soit possible de s’en défaire. Des choses anodines surgies d’on ne sait où. En ces premiers jours du premier mois les vœux sont là de manière un peu trop évidente. Souhaiter le meilleur est encore ce qu’il y a de plus modeste. La retenue est de mise. Car miser sur l’avenir est hasardeux. Sans doute avec l’avancée de l’âge, mais pas que… Comment faire autrement cependant que d’espérer pour chacun le « meilleur » ? Les bilans emplissent nos esprits qui s’embrument mais les projets sont là, tous chauds en ce mois d’hiver, il serait dommage de les laisser refroidir.